Le monde du travail en 2024 : à quoi s'attendre ?

Le monde du travail en 2024 : à quoi s'attendre ?

Le monde du travail en 2024 : à quoi s'attendre ?

Laurine Stefanello

Co-Fondatrice et formatrice

Vous l’aurez sans doute constaté, notre monde évolue grandement, à une vitesse phénoménale et l’année 2024 s’annonce comme une période charnière où chaque acteur du monde professionnel en France devra s’ajuster aux nouvelles réalités et aux nombreux changements qui s’en viennent.

Que ce soit à travers les innovations technologiques avec bien evidemment l’avènement croissant de l’Intelligence artificielle, que ce soit dans l’évolution des attentes professionnelles de chacun, que ce soit à travers l’apparition de nouveau formats de travail suite notamment à la crise covid en 2020 (bonjour le télétravail !), dans les troubles géopolitiques, l’inflation grandissante ou dans la prise en charge croissante des problématiques climatiques, le monde du travail vit des bouleversements de toute part.

> Mais alors, quels seront les principaux défis du monde du travail en 2024 et comment pouvez-vous vous y préparer efficacement ?

> Comment les avancées technologiques, telles que Chat GPT, impacteront-elles la nature des emplois et les compétences demandées d’ici là ?

> Quelles nouvelles opportunités de carrière émergeront et quelles compétences seront les plus recherchées sur le marché du travail ?

L'ère de l'intelligence artificielle ne fait que commencer

L’IA émerge aujourd’hui comme une tournant absolu dans notre façon d’aborder notre vie professionnelles, nos interactions et même plus globalement notre quotidien. 

Selon les estimations audacieuses du Forum économique mondial, d’ici 2025, les nouvelles technologies pourraient prendre en charge jusqu’à 48% de toutes les tâches, propulsant ainsi l’humanité dans une nouvelle ère d’efficacité et d’innovation

Bien que l’IA suscite des craintes concernant l’avenir de nos métiers, elle constitue aussi le vivier d’ opportunités extraordinaires : une diminution du temps et de l’énergie passée sur des tâches purement répétitives afin de se concentrer sur des aspects plus essentiels, relationnels.

De plus, les domaines de la technologie constituent depuis déjà quelques années d’importants pourvoyeurs d’emplois. La conscience croissante parmi les actifs les pousse à maîtriser les outils d’intelligence artificielle, non seulement par nécessité, mais aussi pour se démarquer professionnellement. 

Les entreprises, quant à elles, reconnaissent de plus en plus que la clé de la réussite réside dans la formation de leurs équipes aux technologies émergentes. Former les employés sur les rouages complexes de l’IA devient ainsi un enjeu majeur, promettant des avantages tangibles tels que l’amélioration de la productivité, la réduction des erreurs et une compréhension accrue des besoins des clients.

Au-delà des avantages pratiques, l’IA donne naissance à des métiers jusque-là inconnus, comme celui de Prompt engineer. Ces nouveaux acteurs du marché du travail joueront un rôle crucial dans l’optimisation des processus, exploitant pleinement les opportunités offertes par l’IA. 

La banalisation du travail hybride

Le télétravail, autrefois considéré comme une exception, s’est transformé en une aspiration croissante de nombreux salariés.

La semaine de quatre jours, perçue comme un compromis idéal, est devenue une tendance émergente, comme le suggère une enquête Gartner de 2023. Cette étude révèle d’ailleurs que 63 % des candidats ont classé “une semaine de travail de quatre jours pour le même salaire” comme le principal avantage innovant susceptible de les attirer vers un emploi.

Les avantages du travail hybride sont aussi vastes que variés. Du côté des employés, cela se traduit par un gain de temps, une économie d’argent, une autonomie accrue, un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle… Pour les employeurs, les économies substantielles liées aux coûts mobiliers, immobiliers et à la main-d’œuvre représentent un attrait significatif.

Cependant, la transition vers le travail hybride exige une vigilance particulière. La cohésion d’équipe, la santé mentale des employés, et le risque de désengagement doivent être surveillés de près pour garantir le succès de ce modèle émergent.

C’est dans ce contexte que l’avènement des Chief Hybrid Officers prend tout son sens. Ces professionnels, chargés de superviser et d’optimiser l’environnement de travail hybride, deviennent des acteurs clés pour assurer une productivité généralisée et équilibrer les besoins des salariés entre présentiel et à distance.

Ainsi, le travail hybride, bien loin d’être banal, devient le catalyseur d’une nouvelle ère professionnelle, redéfinissant la manière dont nous concevons le travail au quotidien.

L'écologie a le vent en poupe

Aujourd’hui plus que jamais, la préservation de notre planète se joint à la quête de succès professionnel.

Parfois par réelles convictions, d’autres fois par pur volonté d’augmenter leur attractivité auprès des publics sensibles à la cause écologique, les organisations ne peuvent aujourd’hui ignorer ces éléments à l’aune de nombreuses préoccupations. 

A partir de là, chacune sa stratégie et ses solutions ! 

La réduction des trajets, conséquence directe du travail hybride, émerge par exemple comme un atout majeur dans la lutte contre les émissions de carbone. 

Alors que l’écologie devient un pilier fondamental de nos préoccupations, les recrutements dans ces domaines spécifiques connaissent une ascension significative. 

Cette évolution ne se limite pas à une simple adaptation des effectifs, elle s’accompagne d’une transformation profonde de la formation professionnelle. Des dispositifs innovants voient le jour, visant à doter les actifs des aptitudes scientifiques, énergétiques nécessaires pour construire un avenir professionnel plus éco-responsable.

S'adapter aux nouvelles attentes des travailleurs

Qu’on le veuille ou non, les attentes des employés ont le pouvoir de façonner le paysage professionnel.

En ce sens s’opère depuis une dizaine d’année une révolution caractérisée par des besoins essentiels redéfinis (et bien représentés par la génération Z). Parmi eux on compte la flexibilité, le sens au travail, le besoin de se sentir appartenir et un équilibre harmonieux entre vie professionnelle et vie personnelle. 

Ces aspirations, autrefois en toile de fond, prennent aujourd’hui une place centrale dans les préoccupations des travailleurs.

Dans un effort constant d’attirer et de fidéliser les talents, les entreprises doivent se transformer pour pérenniser

L’adaptabilité devient alors la clé de la réussite, avec une augmentation significative des initiatives axées sur le bien-être des employés. Les congés parentaux, la garde d’enfants en entreprise et la prise en compte de la santé mentale et physique deviennent des éléments incontournables. L’introduction de services tels que des séances de sport, de yoga, de méditation, de sophrologie …  démontre un engagement certain de plusieurs employeurs envers le bien-être global de leurs équipes.

Au cœur de cette transformation, la flexibilité émerge comme le pilier sur lequel les politiques des employeurs devraient reposer. Ceux qui embrassent et intègrent la flexibilité dans leur ADN organisationnel sont susceptibles d’être non seulement les plus efficaces, mais aussi les plus populaires auprès des employés. 

Les parcours atypiques deviennent typiques

Un véritable changement de paradigme dans les parcours professionnels est à l’oeuvre : le parcours qui autrefois paraissait atypique est en passe de devenir la nouvelle norme. 

Peut être avez vous eu la joie de goûter à ces discours parentaux sur l’importance des diplômes, des longues études etc. Nos chers parents qui n’ont pour la plupart que très peu changé de voie professionnelle voire pas du tout. 

Et bien force est de constater que la valorisation des compétences prend aujourd’hui le pas sur les diplômes, marquant une évolution significative dans la manière dont les talents sont identifiés et reconnus. Les parcours professionnels non linéaires, autrefois considérés comme atypiques, émergent désormais comme la norme.

Et oui … aujourd’hui le monde change, les “compétences dures” apprises lors de formations devient rapidement obsolètes. Aujourd’hui les jeunes générations sont mobiles, aspirent à la nouveauté, la multiplicité des expériences. Elles n’ont plus peur de changer.

Aujourd’hui, les profils de personnes ayant eu plusieurs vies professionnelles sont célébrés et moins questionnés, soulignant la richesse des compétences acquises au fil du temps. 

La notion du “plafond de papier“, cette barrière invisible discriminatoire liée à l’absence de diplôme, s’efface progressivement, laissant place à une reconnaissance accrue des talents et des expertises.

Se former aux soft skills

Alors que l’intelligence artificielle et la technologie continuent leur progression, les compétences telles que la communication, la résolution de problèmes, le leadership ou encore l’intelligence émotionnelle, demeurent inestimables. 

Pourquoi ? Elles sont pérennes et transversales

Les entreprises, de plus en plus conscientes de l’importance des “compétences douces”, reconnaissent que le succès ne se mesure pas seulement à l’adoption de nouvelles technologies, mais aussi à la capacité à renforcer les relations humaines au sein des équipes. En 2024, les professionnels compétents sur le plan interpersonnel seront hautement recherchés, apportant une valeur ajoutée indéniable à leur organisation.

Dans ce contexte, la résolution des conflits entre employés devient une compétence cruciale pour les managers. Alors que les conflits au sein des organisations atteignent un niveau alarmant en raison de diverses crises, la capacité à gérer efficacement ces situations devient un atout majeur. Les managers capables de naviguer dans ces eaux troubles auront un impact positif considérable sur leur organisation, contribuant à maintenir un environnement de travail sûr et productif. 

Conclusion

En conclusion, l’horizon professionnel de 2024 se dessine comme un terrain de transformation et d’adaptation, où les forces majeures redéfinissent la nature même du travail. L’avènement de l’IA offre de nouvelles opportunités, tout en nécessitant une formation continue pour demeurer compétitif. Le travail hybride, désormais banalisé, promet un équilibre entre flexibilité et engagement, redéfinissant ainsi les normes de productivité. L’écologie émerge comme une force motrice, influençant les carrières vers des parcours plus durables et responsables. Les attentes des employés évoluent, exigeant des employeurs une adaptation aux besoins de bien-être, de flexibilité et de sens au travail.

Les parcours professionnels non linéaires deviennent la norme, mettant en avant la valorisation des compétences par rapport aux diplômes. Les soft skills prennent une place centrale dans un monde qui reconnaît que les relations humaines sont aussi cruciales que la technologie.  

 

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